Portrait de Mr.CHIRAC
J'ai retrouvé le chemin du blog, pour fêter cela, un article consacré à la vie politique de Jacques Chirac.
Je tiens déjà à m'excuser auprès de Perlouze pour continuer son article, qui mentionnait déjà quelques aperçus des débuts de Chirac dans la politique...désolé...
JACQUES CHIRAC, RETOUR SUR PLUS DE 40 ANNEES DE POLITIQUES
Les débuts de Chirac dans la politique apparaissent en 1965 en Corrèze où il tient le poste de conseiller municipal de la ville de Sainte-Féréole.
Un mois plus tard, le 8 mai 1967, Jacques Chirac — surnommé « mon bulldozer » par Georges Pompidou — est nommé secrétaire d'État à l'Emploi, dans le gouvernement Pompidou (et servira encore dans tous les gouvernements successifs, dirigés par Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer jusqu'en 1974). C'est à ce moment là qu'il crééra l'agence nationale de l'emploi. Après mai 1968, Chirac est nommé secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances, chapauté par Giscard D'Estaing (d'ailleurs, les deux hommes se méfieront l'un et l'autre).
En 1971 il devient ministre chargé des relations avec le Parlement, puis, le 5 juillet 1972, il est nommé ministre de l'Agriculture et du Développement rural, dans le gouvernement Messmer, où il se fait remarquer en obtenant massivement les voix des agriculteurs. En novembre 1973, soutenu par le Président, il revient sur des décisions de Valéry Giscard d'Estaing, alors en voyage. En mars 1974, il échange son poste avec le ministre de l'intérieur de l'époque, Raymond Marcellin.
Le 27 mai 1974, débuts de Jacques Chirac aux cotés du nouveau président, Giscard D'Estaing, en temps que premier ministre. Mais la méfiance entre les deux hommes se fait encore sentir, et un bras de fer débute alors entre le Président et le premier ministre. Tous deux désirent gouverner le pays et possèdent un caractère très différent : leur rivalité est la même depuis leurs tensions au ministère des Finances.
Les réformes entreprises par Valéry Giscard d'Estaing surprennent puis agacent les gaullistes. Majorité à 18 ans, loi sur l'avortement, extension de la couverture de sécurité sociale, la « poignée de main » à des détenus en prison...Les deux conseillers personnels de Jacques Chirac, Pierre Juillet et Marie-France Garaud, le poussent même à la rupture avec Valéry Giscard d'Estaing. Le 11 janvier 1976, le Président effectue un remaniement ministériel contre l'avis du Premier ministre, qui dénonce le pouvoir exercé par Valéry Giscard d'Estaing et demande une refonte complète de sa politique. Après une rencontre au fort de Brégançon, Jacques Chirac décide de démissionner de son poste, geste qu'il annonce le 25 août 1976. Il déclare à la télévision : « Je ne dispose pas des moyens que j’estime aujourd'hui nécessaires pour assumer efficacement mes fonctions de Premier ministre et dans ces conditions, j'ai décidé d'y mettre fin ». Jacques Chirac aurait affirmé à Valéry Giscard d'Estaing « qu'il voulait quitter la vie politique […] et qu'il s'interrogeait sur sa vie, et qu'il parlait même de monter une galerie d'art ».
Nous retrouvons onc Chirac, aux élections présidentielles de 1981 (après un accident de la route en Corrèze) ou il emportera malgré tout 18% des voix au premier tour mais sera largement distancé par son "ennemi" Giscard D'Estaing (28%) et par Mitterand (26%). Jacques Chirac annonce que « personnellement » il votera pour le chef de l'UDF. Ses militants, et surtout ses jeunes militants, retiennent le peu de conviction du message et votent massivement pour le candidat de l'opposition. Selon Valéry Giscard d'Estaing, la stratégie de Jacques Chirac étant de faire élire François Mitterrand puis d'essayer d'obtenir une nouvelle fois la majorité au parlement, François Mitterrand étant obligé de dissoudre la chambre issue de 1978. Malgré cela, Mitterand devient Président et Chirac deviendra son premier ministre.
1988 : nouvelle tentative de Chirac pour la course à l'Elysée qui se terminera une fois encore par un echec...Il laisse Edouard Baladur se charger du role de premier ministre et lui ira pendant ce temps à la mairie de Paris.
Arrive alors l'année 1995, troisième candidature de Jacques Chirac pour l'Elysée. Il passe sans difficulté le premier tour et se retrouve face à Lionel Jospin...Chirac obtient 52.64% des voix et devient alors le 5e Président de la République de la Cinquième République (et le 22e Président de la Répubique Française). Il nomme Alain Juppé premier ministre. Mais devenant de plus en plus impopulaire, le gouvernement d'Alain Juppé doit affronter des grèves massives durant l'hiver 1995-1996, dues à la réforme des retraites du privé et au gel du salaire des fonctionnaires. Devant l'essoufflement de sa majorité, il risque une dissolution, attendue par beaucoup et probablement conseillée par Dominique de Villepin, de l'Assemblée nationale le 21 avril 1997, soit onze mois avant la date prévue. Pris de court, ni son parti ni son électorat ne comprennent son geste tandis que l'opposition crie à la manœuvre. Les élections qui suivent voient la victoire de la gauche plurielle, menée par Lionel Jospin. Jacques Chirac nomme ce dernier Premier ministre. La troisième cohabitation dure alors 5 ans. Le Président et le Premier ministre tentent de parler d'une seule voix dans le cadre de l'Union européenne ou de la politique étrangère, se rendant ensemble aux sommets européens (comme lors des deux autres cohabitations), même si on y assiste parfois à des passes d'armes verbales entre les deux hommes. 24 septembre 2000, le septenat passe au quinquenat, les prochaines élections sont pour 2002...
Avril 2002 : Jacques Chirac se retrouve face à Jean Marie le Pen au second tour des élections Présidentielles (Lionel Jospin battu par surprise par Le Pen). Les Français votent alors Chirac et celui-ci obtient 82.21% des voix : Chirac entame son deuxième mandat. Lionel Jospin donne sa démission et se retire de la vie politique pour un certains temps, Jean Pierre Raffarin est nommé premier ministre. Celui-ci entame la mise en œuvre de certaines des promesses de la campagne : baisse de l'impôt sur le revenu et multiplication d'actions ciblées contre la délinquance, avec son très médiatique et populaire ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, et contre l'insécurité routière, avec le ministre des transports Gilles de Robien. Viendront ensuite l'assouplissement des 35 heures, la réforme des retraites et de la sécurité sociale, la décentralisation.
Lors du défilé militaire du 14 juillet 2002, Maxime Brunerie, un jeune militant d'extrême-droite, tente d'assassiner Jacques Chirac.
Pour impliquer les Français dans la Constitution européenne, Jacques Chirac décide qu'un référendum sera organisé pour la ratification de celle-ci, à organiser au plus vite afin de remporter le scrutin. Le 29 mai 2005, après une campagne marquée par l'implication personnelle du président, le « non » l'emporte avec 54,87 % des voix et avec une forte participation de 69,74 %. Le surlendemain, Jean-Pierre Raffarin démissionne ; Jacques Chirac annonce son remplacement par un duo formé par Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy : l'un comme Premier ministre, l'autre comme ministre d'État, rejoignant le ministère de l'Intérieur. La presse se déchaîne contre le peu de changement des membres du gouvernement mais est intriguée par la « cohabitation » des deux (on parle de « vice-premier Ministre »). Jean-Louis Borloo, un temps pressenti, élargit son ministère en devenant ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement. La fin du mandat de Chirac aura été mouvementé, notemment avec la crise des banlieues et l'affaire Clearstream.
Finalement, c'est en ce 11e jour de Mars que le Président de la République décide alors de fermer la page de l'Elysée, non sans émotion, mais conclut avec ce message "J'aime la France"...
Merci à Wikipedia pour ses sources d'informations.
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